L’IEMN et les écoles d’ingénieurs

Un partenariat de longue date hautement qualitatif dans l’ingénierie de recherche

Un grand nombre de stagiaires provenant des écoles d’ingénieurs est accueilli chaque année à l’IEMN vers lequel ils se tournent naturellement, notamment pour mener à bien leur projet de 4e et dernière année de cycle de formation et pour se familiariser à la recherche et au développement de technologies et de process.

Deux écoles sont tutelles de l’IEMN, l’ISEN (à Lille) et Centrale Lille (sur le campus de Villeneuve d’Ascq) et les deux suivantes, Polytech’Lille et l’ENSIAME (à Valenciennes) ont un statut universitaire.

ISEN : une grande école du numérique, acteur de la recherche à l’IEMN

De nombreux étudiants de l’ISEN, un des membres fondateurs de l’IEMN, accomplissent leur projet d’études au sein de nos équipes.

L’ISEN (Institut Supérieur de l’Électronique et du Numérique), membre du groupe YNCRÉA fédère maintenant trois écoles d’ingénieurs : l’HEI (Hautes Études Ingénieur), tournée vers l’industrie et l’ISA, école en sciences du vivant qui forme des ingénieurs dans le domaine de l’agriculture et de l’environnement.

L’ISEN forme un vaste maillage puisqu’elle est partenaire de 23 universités en France et dans le monde et compte sept campus à travers toute la France.

Cet institut possède une triple vocation de formation, recherche et valorisation, avec une approche pointue dans les nanotechnologies, tout en étant apte à répondre aux besoins des entreprises dans les différents secteurs d’activités.

Une des forces de l’ISEN est la proximité entre le corps enseignant et les étudiants et des enseignants chercheurs portés à transmettre leur recherche.

Pour permettre à chaque étudiant de construire son parcours à son gré, la scolarité se découpe en deux périodes :

Un premier cycle post-bac de trois ans dont les deux premières années peuvent être soit préparatoire, généraliste ou spécialisé. Trois thématiques sont possibles :

  • numérique et biologie, en partenariat avec l’ISA de Lille
  • sciences de l’ingénieur
  • informatique et réseaux

Ce premier cycle permet de s’orienter dans sa scolarité avec la possibilité de changer ou de thématiques ou de campus, avec une 3e année de consolidation des compétences.

Ensuite, 13 domaines professionnels sont proposés sur les différents campus pour préciser sa formation en 4e et 5e année.

Une formation en alternance est possible sous la forme d’un contrat de professionnalisation en 4e et 5e année.

Un double diplôme est proposé aux étudiants notamment qui souhaitent suivre un cursus à l’université. Ainsi, les élèves qui sont également inscrits en Master « Réseaux et Télécommunications » (MRT) à la Faculté des sciences et technologies de Lille bénéficient d’une double certification à la fois comme ingénieur et comme titulaire du Master 2 SYSCOM (Systèmes Communicants).

ISEN
www.isen-lille.fr

Centrale Lille et ses formations : former des ingénieurs intégrateurs polyvalents

Centrale Lille, membre de l’intergroupe des Écoles centrales, l’une des plus anciennes écoles d’ingénieurs de France, située sur le campus scientifique de l’Université de Lille, est un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche qui forme des ingénieurs de haut niveau scientifique et technique. On compte plus de 1500 étudiants toutes formations confondues.

Les formations d’ingénieurs

Aujourd’hui, l’établissement regroupe 3 formations distinctes dont l’École centrale de Lille, cursus historique :

  • Formation de 3 ans, avec entrée à Bac + 2 : le cursus Ingénieur généraliste affilié à l’École centrale de Lille veut former des ingénieurs intégrateurs, capables d’appréhender la complexité de leur environnement (technique, technologique, scientifique et humain) et sensibles à l’éthique, à travers un cursus qui rompt avec le parcours scolaire classique. Des Masters doubles diplômes et des options d’approfondissement peuvent être associés pour permettre une poursuite en doctorat. Cette formation à profil généraliste de l’École centrale a été classée 13e sur 164 au palmarès des écoles d’ingénieurs par le magazine L‘Étudiant en 2018 sur des critères d’excellence académique, d’ouverture internationale mais aussi de proximité avec les entreprises.
  • IG2IIngénieur Génie informatique et industriel – formation postbac en 5 ans
  • ITEEMIngénieur manager entrepreneur – formation postbac en 5 ans en collaboration avec SKEMA Business School qui présente des formations MBA spécialisées en 5e et dernière année.

Les masters

L’établissement a développé trois Masters internationaux adossés à la recherche et en diplôme délivré en coaccréditation par Centrale et un autre établissement :

Ce Master qui comporte un double volet médical et ingénierie se déroule en partenariat avec la Faculté de Médecine de l’Université de Lille où une partie des cours se déroulent.

Le lien de Centrale avec l’IEMN est favorisé par les nombreux projets développés et encadrés par les enseignants chercheurs de l’IEMN et pour ce faire, de nombreuses heures en laboratoire peuvent être débloquées dans l’emploi du temps pour une plus grande synergie entre la recherche et l’enseignement. Les projets varient au cours d’un même cursus et selon les besoins. On va trouver :

  • des TP ou mini-projets encadrés avec par exemple comme objectif de fabriquer un objet en réalisant toute la chaîne de la conception à la caractérisation, en profitant des moyens tels que le Fablab et les différents ateliers
  • des projets longs de type R & D, pluridisciplinaires, avec un cahier des charges précis. Ceux-ci permettent de développer les qualités de l’ingénieur intégrateur que sont les compétences techniques, la gestion de projet, le travail en groupe avec un volet consacré à la simulation de la relation client-entreprise
  • des projets exploratoires pour découvrir les moyens de caractérisation ou s’immerger dans la recherche pour travailler sur une problématique particulière

Parmi les activités centrales proposées, notons qu’une journée de la recherche et de l’innovation a lieu tous les ans. On propose aux élèves de travailler sur un montage de fiches d’appels à projets qui s’appuient sur des standards européens dans des domaines promus comme la médecine, la santé, …

À l’issue des deux premières années, les étudiants disposent de plusieurs voies :

  • poursuite en 3e année au sein d’un des parcours d’approfondissement avec possibilité de suivre un Master en parallèle
  • césure de 6 mois à un an, en entreprise ou à l’université, cela peut être à l’étranger
  • formation ou enseignement à l’international en vue de valider un double diplôme
  • mobilité au sein de l’intergroupe des Écoles centrales

Centrale Lille
http://centralelille.fr

Polytech’Lille : une école d’ingénieurs universitaire en réseau

L’école Polytech universitaire de Lille est une grande école d’ingénieurs publique qui se trouve au cœur du premier réseau français d’écoles d’ingénieurs regroupant 14 écoles publiques qui dépendent du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et qui délivrent des diplômes d’ingénieur reconnus par la Commission des Titres d’Ingénieur.

Cinq pôles de recherche sont proposés dont certains sont étroitement liés aux Masters mis en place à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université de Lille ou aux thématiques de recherche de l’IEMN : Génie biologique et alimentaire, Physico-chimie et sciences des molécules et des matériaux, Mathématiques et modélisation, Sciences et technologies de l’information et de la communication, Mécanique et génie civil.

L’établissement offre aussi un panel de huit départements dont trois sont plus particulièrement en lien avec l’IEMN :

  • Informatique-Microélectronique-Automatique (IMA)
  • Science des Matériaux
  • instrumentation et Commercialisation des Systèmes de mesure (IC2M)

À noter !

Le lien entre école et entreprise est renforcé par les formations en apprentissage et formation continue mais aussi par la possibilité de faire un contrat de professionnalisation en dernière année.

De nombreux étudiants inscrits en IC2M effectuent un stage recherche à l’IEMN en 4e ou 5e année. Une option en dernière année permet de faire un lien avec le domaine de la santé en préparant un double diplôme avec l’ILIS (Institut Lillois d’Ingénierie de la Santé).

En ce qui concerne la scolarité, plusieurs options sont possibles :

  • un parcours postbac PeiP de deux ans qui permet de découvrir les différents domaines de l’ingénierie et de s’orienter ensuite vers une des spécialités proposées par les quatorze écoles du réseau
  • 8 formations d’ingénieurs de Bac + 3 à Bac + 5 dont quatre sont accessibles par la voie de l’apprentissage

Polytech Lille
www.polytech-lille.fr

ENSIAME, à la pointe de la recherche dans les transports d’avenir

L’ENSIAME (École Nationale Supérieure d’Ingénieurs en Informatique Automatique Mécanique Énergétique et Électronique) est une école d’ingénieurs publique reconnue par la Commission des titres d’ingénieur (CTI) depuis 1979. Habilitée par le Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, elle est rattachée à l’Université polytechnique des Hauts de France et est partenaire du groupe INSA (Institut National des Sciences Appliquées) qui rassemble plusieurs instituts nationaux de formation d’ingénieurs et de recherche. C’est une école tournée vers l’international, qui bénéficie du label EUR-ACE (European Accreditation for Engineering). Délivré par la CTI, ce label permet de reconnaître un certain nombre de compétences professionnelles conformes aux standards européens. Sa situation géographique place l’ENSIAME au carrefour de l’Europe du Nord, au cœur d’une région de tradition culturelle et industrielle, à proximité des principales capitales européennes.

L’ENSIAME est proche du département d’Opto-Acousto-Électronique qui fait partie intégrante de l’IEMN depuis sa création en 1992. Située sur le campus, le DOAE est une pleine composante de l’Université polytechnique.

L’école propose cinq spécialités de formation d’ingénieur pour lesquelles elle a obtenu la labellisation I-Trans par le pôle de compétitivité mondial pour les transports terrestres durables. Ces spécialités sont donc orientées vers les domaines de l’énergie et de l’industrie automobile, aéronautique et ferroviaire. Les formations vont jusqu’à Bac + 6 pour se former dans l’expertise des transports et elles sont accessibles soit par la voie généraliste, soit par la voie de l’apprentissage.

Voie généraliste :

  • Mécanique et Énergétique
  • Mécatronique
  • Informatique et Génie industriel

Voie par l’apprentissage ou en formation continue :

  • Génie industriel
  • Génie électrique et informatique industrielle

À noter !

Deux Masters sont proposés avec l’université en lien direct avec la thématique des transports :

  • un Master Systèmes des Transports Ferroviaires et Urbains, proposé conjointement par l’ENSIAME et l’École des Ponts Paris-Tech. Une partie des enseignements a lieu en région parisienne, à l’École des Ponts et à l’UTC de Compiègne (Université de technologie), l’autre partie à l’ENSIAME.
  • un Master International en Transport et Énergie, incluant une partie des enseignements en anglais et un développement de projets avec des industriels

L’individualisation des parcours est à la carte :

  • un double diplôme peut être obtenu dans une école ou des universités partenaires de l’ENSIAME en France ou à l’étranger
  • un cursus intégré pour effectuer une partie de la scolarité dans une école ou université partenaire même à l’étranger
  • des plateaux projets qui rassemblent des étudiants de plusieurs disciplines avec des experts industriels
  • la validation d’un module « prise de responsabilité» qui met en valeur des actions culturelles, caritatives ou sportives
  • un diplôme de Recherche Technologique Universitaire (DRTu) peut être effectué intégralement en milieu industriel

ENSIAME
www.univ-valenciennes.fr/ensiame/

Témoignage de quatre élèves ingénieurs ISEN à l’IEMN

Le projet de Justin Hannebicq, Ugo Parmentier, Nathan Flipo et Olivier Muneret, élèves ingénieurs a été réalisé dans le cadre du parcours « nanoélectronique et micro-méca-tronique » de l’ISEN-Lille. Ce parcours est une formation double-diplômante ISEN-Lille / Faculté des Sciences et Techniques de Lille (Master SYSCOM).

C’est autour des biotechnologies que Ugo Parmentier a construit ses projets de 4e année ; d’abord, dans un partenariat IEMN – CHRU de Lille pour la conception d’une puce microfluidique pour l’étude du cancer du côlon ; ensuite, en partenariat avec l’Institut Biologique de Lille (IBL), l’Institut Pasteur et l’IEMN, pour la conception d’une puce microfluidique pour l’étude d’un parasite d’Afrique appelé Schistosoma Mansoni.

Pour son projet de dernière année, il a été rejoint par deux autres camarades autour d’un sujet aux applications nombreuses dans les nanosciences : la conception d’un contrôleur de microscope à effet tunnel.

L’IEMN regroupe des instruments à la pointe de la recherche mondiale dans ce domaine et constitue un terrain de jeu unique pour des chercheurs, ingénieurs et étudiants passionnés. Encadrés par Maxime Berthe, ingénieur de recherche, et Yannick Lambert, enseignant-chercheur, ils sont entrés au cœur de la recherche expérimentale en nanosciences et nanotechnologies par la conception de ce contrôleur électronique permettant littéralement de piloter l’exploration du nanomonde. L’originalité de leur projet est l’utilisation d’un boîtier connecté pour déployer les possibilités expérimentales des instruments vers l’extérieur du laboratoire. C’est un système programmé par le langage LabVIEW dont les étudiants ISEN ont validé la certification CLAD (Certified LabVIEW Associate Developer) à travers Labview Academy.

Concrètement, ils ont donc développé un programme LabVIEW intégré à un boîtier MyRio qui permet de faire communiquer, via le Wifi, un ordinateur et un microcope STM (à effet tunnel) et, pour ce faire, ils ont appris à configurer un interface pour l’utilisateur. Grâce à leur double cursus d’étudiants à l’ISEN et suivant des cours de Master à l’université, ils ont pu profiter de deux jours de présence à l’IEMN par semaine.

Ils ont également réalisé un poster qui met en lumière de manière parfaitement didactique la réalisation et l’objectif de leur travail. Poster « Le contrôleur STM embarqué »  ayant fait l’objet d’une présentation devant des élèves de première année, lors d’une semaine dédiée à la valorisation de projets dans leur école.

Ils sont très heureux du partenariat avec l’IEMN car ils ont bénéficié d’une « vraie expertise ».

Et l’idée est en train de germer de poursuivre l’aventure à l’IEMN pour valoriser ce travail. Affaire à suivre … !

Flipo Nathan

Hannebicq Justin

Muneret Olivier

Parmentier Ugo

Pour une présentation complète du métier d’ingénieur :