Nanoécole Lille, on en parle …

Passionnée, Patricia Lefebvre a expliqué son métier par le concret

Passionnée, Patricia Lefebvre a expliqué son métier par le concret

 

 

Auchel : une ingénieure du CNRS compte sur la relève des élèves de Lavoisier

Susciter des vocations, des projets de carrière scientifique, parmi les élèves de terminale, première et seconde, c’était bien là l’objectif d’Alberto Da Silva, professeur de physique à Lavoisier lorsqu’il a organisé la venue de Patricia Lefebvre, ingénieure au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) de l’IEMN (Institut d’Electronique, de Microélectronique et de Nanotechnologie) à l’Université de Lille 1.

 

 

Vendredi, plus de deux cents élèves ont profité de la rencontre, avec des interventions adaptées au programme de chaque niveau. Les nanotechnologies et le nanomonde, illustré par quelques petites expériences. Patricia a aussi parlé de son laboratoire, où travaillent cinq cents personnes, et de tous les métiers nécessaires à son bon fonctionnement : techniciens, opérateurs, chercheurs, ingénieurs…

« Nous avons besoin de plus en plus de compétences différentes. Plus tard, dans votre métier, on vous demandera d’être compétent là où vous êtes. On espère que vous, lycéens, prendrez la relève », souffle-t-elle.

Pour le professeur de physique, cet échange est à reconduire.

« Même si cela ne crée que quatre vocations, eh bien ce sera déjà cela. Le message que nous, professeurs, véhiculons au quotidien est très important mais qui mieux qu’une ingénieure pour parler de son métier. Il est important de multiplier les discours. D’autant plus qu’il s’agit ici d’une femme et qu’elles ne sont pas assez dans le domaine scientifique alors qu’il y a plus de filles que de garçons qui obtiennent un bac S. »

 

Publiée le 23/05/2016, La Voix du Nord

Voix du Nord

Article paru dans Nord Eclair le 12 juin 2014

Des puces tout en souplesse

Article paru dans le numéro 13 de la revue J’innove en Nord-Pas de Calais

Labellisé Equipex, le projet LEAF rassemble l’IEMN de Villeneuve d’Ascq et le LAAS de Toulouse pour rendre les puces électroniques à la fois flexibles et performantes, avec un vaste potentiel d’applications à la clé.

Pour que le téléphone portable de demain puisse s’enrouler sur lui-même comme une feuille de papier, la puce électronique qu’il contient doit pouvoir faire preuve de souplesse – au sens propre – mais sans perdre de sa puissance. C’est cette équation que cherche à résoudre le projet LEAF*, lauréat de l’appel à projet Equipex et porté par l’Institut d’Electronique, de Microélectronique et de Nanotechnologie (IEMN) sous la tutelle du CNRS, de l’Université de Lille1, de l’ISEN, de l’Université de Valenciennes et son partenaire toulousain, le Laboratoire d’Analyse et d’Architecture des Systèmes (LAAS) rattaché au CNRS.

Un marché important

L’électronique flexible, c’est un marché potentiel de plusieurs milliards de dollars selon le consortium ITRS, qui rassemble les producteurs de semi-conducteurs de la planète. Pour Emmanuel Dubois, qui coordonne LEAF, la recherche s’oriente sur deux segments : permettre à l’électronique flexible d’atteindre les performances de l’électronique rigide – alors qu’elles sont aujourd’hui 100 à 1 000 fois moindres – et rassembler plusieurs éléments d’électronique flexible sur un même support pour en faire des objets plus complexes. Des capteurs sans fils à l’implant rétinien en passant par les objets de la vie courante, les domaines d’applications sont presque infinis.

Doté de 2,6 millions d’euros, l’Equipex LEAF se traduit à l’IEMN par un équipement de structuration laser à impulsion picosecondes qui permet de travailler sur un substrat plastique de l’épaisseur d’un sachet d’emballage sans le chauffer. De cette manière, plusieurs éléments électroniques (capteur, batterie, transmetteur, etc.) peuvent être assemblés pour devenir un objet mobile communicant. Le tout de la taille d’un timbre poste. Impressionnant, non ?

*LEAF : Plateforme de traitement laser pour l’électronique flexible multifonctionnelle. Projet Investissements d’avenir portant la référence ANR-11-EQPX-0025

Contact : Emmanuel Dubois, emmanuel.dubois@isen.iemn.univ-lille1.fr

La mine d’or du crayon

Article paru dans le numéro 13 de la revue J’innove en Nord-Pas de Calais

Avec un budget d’1 milliard d’euros sur dix ans, le projet européen Graphène peut révolutionner l’innovation dans de nombreux domaines, en exploitant le potentiel du nanomatériau dont il porte le nom.

L'IEMN dispose d'un bâti de croissance du graphène, ici utilisé par deux de ses chercheurs, Henri Happy (à gauche) et Dominique Vignaud (à droite).

1 milliard d’euros sur dix ans : le chiffre est élevé mais il est à la hauteur des ambitions du projet Graphène, sélectionné début 2013 par l’Europe pour bénéficier de cette dotation sans précédent, en tant que Future and Emerging Technologies (FET) Flagship (initiative phare pour les technologies émergentes du futur). Découvert en 2004 à partir de l’effeuillage du graphite (le matériau des mines de crayon à papier), le graphène correspond à une couche atomique de carbone. A la fois résistant, flexible et excellent conducteur, ce nanomatériau ouvre la possibilité à de nombreuses innovations. « Avec le graphène, on peut imaginer installer des circuits électroniques sur n’importe quelle surface : papier, tissu, plastique, etc. »explique Henri Happy, professeur à l’Institut d’Electronique, de Microtechnique et de Nanotechnologie (IEMN) rattaché au CNRS, à l’université Lille 1, à l’ISEN et à l’université de Valenciennes. Des applications sont aussi possibles dans l’aéronautique (pour construire des avions plus légers et plus résistants) ou dans le domaine médical (pour la mise au point de rétines artificielles).

 

La France en tête

Autant d’opportunités expliquent l’engouement de l’Union européenne pour le projet Graphène, qui réunit 74 partenaires académiques et industriels issus de 17 pays et dont l’objectif est de concrétiser le potentiel de ce nanomatériau exceptionnel. Bénéficiaire de 13,6 % du budget, la France est le premier pays impliqué dans le projet. Dans la région, il associe l’IEMN qui travaillera sur le développement de circuits électroniques souples. Selon Henri Happy, au-delà des avancées qu’il apportera, le projet Graphène est aussi une occasion à ne pas manquer pour le Nord-Pas de Calais : celle de renforcer sa position de pôle technologique, capable de s’imposer dans les projets européens de recherche.

Contact : Henri Happy, henri.happy@iemn.univ-lille1.fr

Nanothermodynamics

Article paru dans nanotechweb le 7 décembre 2012

Researchers in Belgium and France have determined a new value for the surface energy of solid selenium and have found it to be considerably higher than previously thought. Selenium is a key element in nanotechnology and the new result will be important for a variety of applications in which the element is used. These include solar cells, photovoltaic panels, computer memories and antibacteriil coetIngs, as well as light-emitting diodes that rely on cadmium selenide quantum dots. In most of these applications, the material’s surface plays a key role.

En savoir plus :

 

Absence of carrier separation in ambipolar charge and spin drift in p+-GaAs

aplc1.qxp:Layout 1

Une étude dans le cadre de la collaboration entre l’IEMN et l’Ecole Polytechnique (Palaiseau) a fait la couverture du journal Applied Physics Letters
http://scitation.aip.org/content/aip/journal/apl/107/16
http://scitation.aip.org/content/aip/journal/apl/107/16/10.1063/1.4933189