Une galerie des murmures dans une goutte d’eau


Les ondes acoustiques peuvent servir à contrôler, agiter et mélanger les fluides avec une extrême précision. Des chercheurs de l’Institut d’électronique, de microélectronique et de nanotechnologie, du laboratoire Matière et systèmes complexes et de l’Institut des nanosciences de Paris ont expliqué comment ces ondes pouvaient induire la formation de tourbillons à l’échelle d’une goutte d’eau. Ce mécanisme se rapproche du phénomène acoustique de la galerie des murmures. Ces travaux sont publiés dans Journal of Fluid Mechanics, où ils sont mis en avant par un Focus on Fluids.

Très prisée dans le domaine biomédical, la microfluidique consiste à manipuler de très faibles volumes de liquides. Si les mélanges restent une opération complexe à ces échelles, ils peuvent être réalisés à l’aide d’ondes acoustiques de surface. Ces ondes, d’une fréquence de l’ordre du mégahertz, transfèrent graduellement leur quantité de mouvement au fluide, qui s’agite alors avec une formation de microtourbillons. Des chercheurs de l’Institut d’électronique, de microélectronique et de nanotechnologie (IEMN, CNRS/Université Lille 1/ISEN Lille/Université Valenciennes/UVHC/École Centrale Lille), du laboratoire Matière et systèmes complexes (MSC, CNRS/Université Paris Diderot) et de l’Institut des nanosciences de Paris (INSP, CNRS/UPMC) ont mis en évidence des topologies particulières de tourbillons, issues d’un phénomène apparenté à une galerie des murmures. Dans cette curiosité architecturale, un son peut être perçu sur de longues distances en raison de sa focalisation le long de voûtes. Deux personnes peuvent ainsi discuter à voix basse de chaque côté de certaines coupoles.

Ici, des calculs numériques ont dévoilé la focalisation d’un groupe d’ondes qui se propagent sur des orbites périodiques le long de la surface de la goutte. Elles sont en effet entièrement réfléchies quand elles atteignent le bord intérieur de la goutte, soit l’interface entre l’air et le liquide, et sont guidées en boucles elliptiques. La forme de calotte sphérique de la goutte, façonnée par sa tension de surface, est à l’origine de cette concentration des ondes sur trois «?caustiques?», qui sont des sortes de lignes focales. Cette disposition très hétérogène du champ acoustique force l’écoulement interne à adopter une structure particulière, constituée d’une ou deux paires de tourbillons. Ce sont eux qui permettent un mélange efficace au sein de la goutte.

Galerie des murmures dans une gouttelette. (A-B) trajectoire des rayons acoustiques guidés par la surface de la goutte. (C) Simulation des courants acoustiques générés par les galeries des murmures. (© IEMN – MSC – INSP)

Références :
On the influence of viscosity and caustics on acoustic streaming in sessile droplets: an experimental and a numerical study with a cost-effective method
A. Riaud, M. Baudoin, O. Bou Matar, J.-L. Thomas & P. Brunet,
Journal of Fluid Mechanics (juillet 2017)
DOI: https://doi.org/10.1017/jfm.2017.178

 

Contact chercheur :
Antoine Riaud

Contact communication INSIS :
insis.communication@cnrs.fr

Séminaire du groupe EPHONI – Pr D. Mencarelli

TIME-HARMONIC TRANSFORMATION OPTICS FOR RIGOROUS SIMULATION OF OPTO-MECHANICAL CAVITIES

Davide Mencarelli

Mardi 11 juillet 2017  – 11h00, Salle du conseil LCI, Villeneuve d’Ascq
Pr. Davide MencarelliUniversity Polytechnic of Marche, Italy

Key personnel:

Davide Mencarelli: received the ‘Laurea’ Degree (summa cum laude) in Electronics Engineering in 2002, and was awarded the PhD degree in 2005 from the Università Politecnica delle Marche, Italy. Currently, he is with the Department of Biomedical Electronic and Telecommunication Engineering of the same University. His previous research interests were in analysis and modelling of integrated non-linear electro-optic devices, periodic photonic arrays, and nanoscale devices and carbon nanostructures. Currently, he is working on the analysis of the electromagnetic properties of graphene, graphene nano-ribbons, including the modelling of practical devices such as nano-FETs (field effect transistors), optical nano-sources, and microwave probes for near-field microscopy. He is a member of the Italian University Network for the Physics of Matter (CNISM)

IEMN, l’ultra haut débit en test mondial pour préparer l’arrivée de la 5G et d’un Wi-Fi boosté

Un potentiel énorme par rapport aux ondes radio classiques

«  Buuut !  » signale le commentateur lors d’un match de foot en direct à la télévision. Mais saviez-vous que la transmission du but arrivait sur vos écrans quelques secondes après l’action réelle dans le stade ?

Des « vrais » directs

Un nouveau système de communication ultra-rapide pourrait changer la donne et vous faire connaître enfin les sensations d’un « vrai » direct. Son nom : le Térahertz, une technologie dont le premier essai mondial en extérieur a eu lieu sur les toits de Dunkerque. «  On cherche à créer une communication sans fil la plus rapide possible, à très courte distance – moins de 700 mètres – et avec une fréquence de 300 GHz. C’est la première démonstration mondiale à cette fréquence et à cette distance », explique Guillaume Ducournau, coordinateur du projet, sur lequel il travaille depuis huit ans, à l’institut d’électronique et microélectronique et nanotechnologies de l’université Lille 1. «  On utilise les ondes térahertz, qui offrent un potentiel énorme par rapport aux ondes radio classiques  ».

Un émetteur avait été installé au troisième étage du bâtiment du remorquage, près de l’hôtel des technologies, et un récepteur (notre photo) sur les toits du laboratoire IRenE, plateforme d’innovation technologique de l’Université du Littoral, située avenue Schumann. «  Il y a vingt ans, c’était de la science-fiction !  », commente Éric Fertein, chercheur au laboratoire de physico-chimie de l’atmosphère de Dunkerque, soutien de l’opération.

Des applications pour la santé, les transports…

Le développement d’un nouveau système de communication ultra-rapide est devenu inévitable dans la perspective de l’arrivée en 2020 de la 5G. «  Aujourd’hui, pour le Wi-Fi, on fonctionne avec une fréquence de 2,4 GHz, ce qui limite le débit. Avec le Térahertz, on est à 300 GHz ! D’ici à 2025, on pourrait ainsi multiplier le débit Wi-Fi par 100 voire 1 000. On passerait au TiFi, en référence aux ondes térahertz  », souligne Guillaume Ducournau. Des transmissions de données ultra-rapides, plus de décalage entre l’action et la retransmission, plus de câbles à tirer pour alimenter les caméras…

Ce qui ouvre le champ à de multiples applications : «  Par exemple, dans les salles de chirurgie, plus besoin de marcher sur des tonnes de câbles pour une opération à distance en direct, illustre Guillaume Ducournau. Un avion qui viendrait se garer à sa porte d’embarquement et qui aurait besoin de télécharger énormément de données, pourrait le faire en quelques secondes. Et que dire des télés qui seraient en flux réel ! C’est une fierté de faire ce premier pas à Dunkerque.  » Le brevet et la commercialisation de la technologie pourraient suivre, d’ici quelques années.

Les télés dans les starting-blocks

Les ondes térahertz pourraient bien changer la vie des diffuseurs télé et de leurs techniciens, notamment lors des grands événements sportifs.

Des kilomètres de câbles

«  Actuellement, pour la retransmission de Roland Garros, on doit tirer dix kilomètres de câbles pour brancher les caméras, trente kilomètres pour la dernière étape du Tour de France à Paris. C’est un travail d’installation énorme, qui dure deux jours. Pour le Tour de France, on laisse même les câbles toute l’année pour éviter d’avoir à les acheminer l’année suivante  », explique Pascal Duquenne, responsable production France 3 basé à Lambersart. L’arrivée du mode de retransmission térahertz, beaucoup plus rapide, «  fera disparaître tous les câbles. Ce sera un gain de temps et d’argent pour les télévisions  ».

À tel point d’ailleurs que les Japonais se sont déjà saisis de la technologie en 2008 lors des Jeux Olympiques de Pékin, mais à une fréquence et à une distance moindre que celles testées à Dunkerque mardi. Les techniciens nippons comptent bien réitérer l’expérience en 2020 pour les Jeux de Tokyo.

A. N. (Extrait de La Voix du Nord,  14 juin 2017)

Offre d’emploi : Post Doc « Développement d’antennes et métamatériaux textiles pour la récupération de l’énergie électromagnétique ambiante »

Offre de Post-Doctorat pour le développement d’antennes et métamatériaux textiles pour la récupération de l’énergie électromagnétique ambiante

Contexte

Ces dernières années, les objets connectés se sont immiscés dans la vie quotidienne, et des textiles connectés commencent à être proposés sur le marché. D’autres produits, dits textiles intelligents, comportant des capteurs et modules d’électroniques embarquées se sont aussi développés en s’orientant vers le marché professionnel (vêtements militaires ou de sécurité) et vers les domaines de la santé et du sport.
Cependant, leur fiabilité reste discutable en particulier à cause de problèmes liés à la connectivité et à l’alimentation des modules électroniques. Parmi différentes solutions d’alimentation, la récupération de l’énergie électromagnétique ambiante (ondes Wifi, GSM, TNT) est envisagée. Pour récupérer cette énergie, il est nécessaire de développer des antennes rectifiées (rectennas) composées dans le principe d’une antenne et d’un circuit de redressement. Cependant, une variante à l’antenne peut être l’utilisation de la localisation des champs observée dans les structures métamatériaux, et le circuit de redressement peut être réalisé au moyen d’une électronique dédiée.

Le projet LUMINOPTEX  (http:/project.web4projects.com/project/Luminoptex/Partenariat) est un projet Interreg France-Wallonie-Vlaanderen qui porte sur la conception et la mise en œuvre de nouveaux textiles intelligents pour des applications d’éclairage ambiant autonome dans les contextes du design intérieur, des tissus décoratifs ou de la signalétique.
Le projet fédère les compétences de six partenaires : le centre de R&D Materia Nova de Mons (Chef de file), le centre de R&D CENTEXBEL de Gand, le laboratoire GEMTEX de l’école d’ingénieur ENSAIT de Roubaix, l’IEMN (Institut d’Electronique de Microélectronique et de Nanotechnologie) de Villeneuve d’Ascq, l’ICTEAM de l’Université Catholique de Louvain, et le CIRMAP de l’Université de MONS. Dans le cadre de ce projet, les travaux menés par l’IEMN et l’ENSAIT portent plus particulièrement sur le développement de textiles permettant la récupération de l’énergie électromagnétique ambiante.

Description du poste

Dans le cadre du projet LUMINOPTEX, la personne recrutée aura pour mission le design et la caractérisation électromagnétique d’antennes et de structures métamatériaux textiles permettant de capturer le plus efficacement possible l’énergie des ondes WiFi et GSM. Pour cette application, les métamatériaux textiles pourront être considérés comme solution pour réduire la taille des antennes ou comme motifs résonnants propres permettant la localisation du champ électromagnétique en vue d’une amélioration de la conversion AC/DC.

Dans un premier temps, il sera demandé de définir et d’optimiser des antennes et des métamatériaux réalisables en technologie textile (broderie, tricot, tissage) par l’intermédiaire de simulations sur des logiciels commerciaux (HFSS, CST). Les structures seront alors proposées au partenaire ENSAIT et discutées avec lui. L’ENSAIT prendra alors à sa charge la fabrication de prototypes, et des simulations supplémentaires pourront être nécessaires suivant les contraintes de fabrications rencontrées. La seconde partie des missions portera sur la caractérisation électromagnétique des structures fabriquées à l’ENSAIT (pertes de retour, adaptation d’impédance, directivité, diagramme de rayonnement). Ces caractérisations seront menées au sein des plateformes de caractérisations RF et CEM de l’IEMN. Enfin, l’étude du circuit de rectification ne fait pas partie des missions principales de la personne recrutée. Cependant, elle pourra être sollicitée ponctuellement pour contribuer aux caractérisations électromagnétiques de composants et circuits électroniques dédiés, développés parallèlement dans le cadre du projet LUMINOPTEX.

Profil du candidat

Vous êtes docteur en électronique ou en physique appliquée spécialiste des hyperfréquences.
Vous avez une expérience notable en caractérisations électromagnétiques et vous maîtrisez les logiciels de simulations HFSS et/ou CST. Vous avez des connaissances approfondies en hyperfréquences, et des connaissances en métamatériaux seraient appréciées.
Idéalement, vous avez déjà développé des antennes rectifiés.
Vous êtes intéressé(e) par le développement des textiles intelligents.

Conditions de poste
  • Type de contrat : Post-doctorat sur 12 mois prolongeable jusque 6 mois.
  • Source de financement : contrat Interreg France-Walonie-Vlaanderen LUMINOPTEX.
  • Lieu : Institut d’Electronique de Microélectronique et de Nanotechnologie à Villeneuve d’Ascq (www.iemn.fr).
  • Début du contrat prévu : dernier trimestre 2017.
  • Rémunération brute : ~30k€/an, suivant grilles salariales réglementaires et selon le profil et l’expérience du candidat.

 

Candidature
  • Envoyer votre CV et une lettre de motivation développant votre expérience au format pdf à l’adresse ludovic.burgnies@iemn.univ-lille1.fr
  • Merci de limiter à 2Mo maximum la taille pour l’ensemble des documents envoyés.

 

Offre d’emploi : Engineer Position in Near field Microscopy and Instrumentation

In the frame of a H2020 (end-2017 to end-2020) large project gathering 8 European partners, we have a research engineer position having an expertise on near field microscopy (AFM, STM, …) based techniques and instrumentations.

The job consists to contribute to the development of a new Scanning Microwave Microscope (SMM= AFM + Microwave instrumentations) and associated control systems (Nanonis controller, vector network analyzer…). The recruited person will also participate to campaign of SMM imaging of thin film advanced materials and nanodevices for photovoltaic applications

This activity is located in the nanocharacterization center (1100m2 of new clean room spaces) of the IEMN (jointed CNRS-University of Lille Academic Institute).


• The duration of this position is of 18 Months extensible to 24 Months.
• This job will be available on beginning of December 2017.
→ Please send your CV and motivations by email to sophie.eliet@iemn.univ-lille1.fr.


Eligibility criteria
Master or Engineer degree with expertise on Scanning Probe Microscopy (SPM) and associated instrumentations as well as SPM imaging treatment.

Selection process
The selection will be based on the CV and telephone or on-site interview.

Skills/Qualifications
The candidate must have a experience on Near field Microscopy and associated instrumentations (controler).
The candidate must have serious knowledges on software dedicated for instrumentation control (e.g. Labview) and AFM imaging (e.g.  Gwyddion).

Specific Requirements
An experience on microwave instrumentation will be an added skill.

 

Vmicro, spinoff de l’IEMN réalise la configuration verticale du premier microscope de champ proche de l’histoire

APPLIED PHYSICS LETTERS 110, 243101 (2017) [http://dx.doi.org/10.1063/1.4985125]

Instrumentation aux limites : le nouveau microscope à force atomique renouvelé par les capteurs micro-et nano- systèmes, basé sur un microsystèmes

Les microscopes sont des outils de travail quotidiens dans des domaines tels que l’électronique, la chimie, la métallurgie, les sciences de la vie, la recherche en physique. Disposer de microscopes performants est indispensable pour créer de nouvelles filières technologiques (qualifier les matériaux, les procédés) ou encore poser un diagnostic. Bien que très répandus, les microscopes optiques ne suffisent pas toujours à fournir la résolution nécessaire a cause des limites imposées par la diffraction de la lumière.

Une troisième famille de microscopes, dits à sondes locales, a vu le jour dans les années 1980. La technologie la plus répandue est le microscope à force atomique ou AFM pour Atomic Force Microscope. Son principe revient à remplacer le sens de la vue par celui du toucher. Une nano-pointe balaye la surface à observer ligne par ligne, à la manière des non-voyants lisant le braille. La pointe renvoie une mesure de force, et, en assemblant toutes les lignes, le microscope reconstitue une image de la surface. Grâce aux micro-technologies, on sait fabriquer depuis 1985 des pointes extrêmement fines. Cela confère au microscope AFM une résolution lui permettant de voir des nanostructures, des atomes individuels, ou encore des molécules (ADN, protéines). Cependant, jusqu’à maintenant le capteur de force qui fait le lien entre la pointe et la tête de l’appareil avait très peu évolué: il limitait fortement la rapidité de la mesure et nécessitait une instrumentation optique macroscopique qui constitue souvent un verrou.

Depuis 2005, les travaux de l’IEMN sur des technologies MEMS (Micro-Electro-Mechanical-Systems ont permis d’explorer une instrumentation basée sur des capteurs renouvelés. Cette approche est repartie à la base par la conception micromécanique de résonateurs à pointes, puis s’est poursuivie sur les aspects instrumentaux.

En 2015, la société Vmicro a été créée en tant que spin-off du laboratoire et poursuit le développement de ces sondes en optimisant toutes les étapes de fabrication en salle blanche, afin de mettre sur pied une production compatible avec les exigences des utilisateurs d’AFM issus de domaines très variés, de la science des surfaces aux biologistes. L’entreprise collabore à travers plusieurs projets avec l’IEMN et une publication commune vient de concrétiser un nouveau saut technologique.

Les chercheurs et ingénieurs ont développé une micro-sonde verticale basée sur un résonateur qui permet de contrôler le mouvement de la pointe de façon optimale et ce à des fréquences de plusieurs mégahertz. Une version plus miniature en technologie NEMS est aussi présentée dans l’article.

Le nouveau capteur, nommé Vprobe, a été utilisé dans un microscope commercial modifié et a été testé avec succès en conditions réelles, aux limites instrumentales permises par le montage. Avec une pointe très élancée, la Vprobe réalise enfin la configuration verticale du premier microscope de champ proche de l’histoire, le STM (scanning tunneling microscope) mais avec les atouts de l’AFM. Des transducteurs inventés pour l’occasion permettent de travailler à très faible impédance.

Référence : Atomic force microscope based on vertical silicon probe – APPLIED PHYSICS LETTERS 110, 243101 (2017)

Benjamin Walter,1 Estelle Mairiaux,1 and Marc Faucher1,2

1 – Vmicro SAS, Avenue Poincaré, 59650 Villeneuve d’Ascq, France
2 – Institut d’Electronique, de Microélectronique et de Nanotechnologie, CNRS UMR 8520, Univ. Lille

 ABSTRACT : A family of silicon micro-sensors for Atomic Force Microscope (AFM) is presented that allows to operate with integrated transducers from medium to high frequencies together with moderate stiff- ness constants. The sensors are based on Micro-Electro-Mechanical-Systems technology. The verti- cal design specifically enables a long tip to oscillate perpendicularly to the surface to be imaged. The tip is part of a resonator including quasi-flexural composite beams, and symmetrical transducers that can be used as piezoresistive detector and/or electro-thermal actuator. Two vertical probes (Vprobes) were operated up to 4.3 MHz with stiffness constants 150 N/m to 500 N/m and the capa- bility to oscillate from 10 pm to 90 nm. AFM images of several samples both in amplitude modula- tion (tapping-mode) and in frequency modulation were obtained. Published by AIP Publishing. [http://dx.doi.org/10.1063/1.4985125]

SEM images of two micro-fabricated Vprobes.

(a) Vprobe n »1 made on 5 lm device layer SOI wafer: operating frequency 1.18 MHz, stiffness 500 N/m. On this probe, the tip has an electrical access, thanks to metal lines deposited onto lateral beams 4,5.

(b) More miniaturized device Vprobe n »2 made on 500nm thick SOI: operating frequency 4.3 MHz, 150 N/m.

(c) Integrated high aspect ratio silicon tip obtained on Vprobe 1

(d) zoom at the tip apex.

 

 

 

 

Offre d’emploi : Ingénieur en techniques expérimentales – Domaine des télécommunications

 Intégration et conception de sous-ensembles électroniques

Corps : Ingénieur d’études
Emploi-type: Ingénieur en techniques expérimentales – Domaine des télécommunications
BAP: C

Affectation :
IEMN –  Groupe Télécommunication Interférences et Compatibilité électromagnétique (TELICE)
Cité scientifique, Bâtiment P3, 59655 Villeneuve d’Ascq http://telice.univ-lille1.fr/
Durée de la mission : 1 an à partir de maintenant.

 

MISSIONS :

Pour dimensionner et déployer un réseau de communication, il est nécessaire au préalable de connaitre les caractéristiques du canal de propagation radioélectrique dans lequel les signaux vont se propager. Pour des applications mobiles incluant la 4G, un sondeur de canal a été développé au laboratoire IEMN/TELICE. Le contexte de la mission concerne l’évolution de ce système de caractérisation multidimensionnel des canaux de propagation sans-fil.

L’ingénieur en techniques expérimentales, en collaboration avec un ingénieur d’études et les enseignants-chercheurs du groupe TELICE,
sera chargé de :

  • l’intégration des différentes fonctions réalisées en collaboration avec le responsable du système de
  • définir, développer, et de tester des protocoles de mesures
  • la conception des adaptations et des améliorations de tout ou partie des dispositifs expérimentaux
  • conduire les expérimentations
  • participer au traitement et l’analyse des données en vue de leur interprétation

COMPETENCES PRINCIPALES :

  • Compétences approfondies des équipements scientifiques dédiés à la mesure et à l’analyse d’un signal fréquentiel/temporel et leurs conditions d’utilisation : Analyseur de réseaux, analyseur de spectre et oscilloscope
  • Compétences en télécommunications et traitement du signal
  • Compétences en électronique analogique/numérique

SAVOIR-FAIRE OPERATIONNEL :

  • Traduire une demande en spécifications techniques
  • Réalisation de systèmes électroniques simples

COMPETENCES LINGUISTIQUES : ANGLAIS compréhension orale et écrite : Bon niveau

COMPETENCES ASSOCIEES :

  • Travailler en équipe
  • Maîtriser les techniques de présentation écrite et

COMPETENCES ADDITIONNELLES :
si possible mais non essentielles
Connaissance en programmation Visual C++ et VHDL

DIPLOME REGLEMENTAIRE EXIGE : Niveau souhaité BAC+3 minimum

FORMATION ET EXPERIENCE PROFESSIONNELLE SOUHAITABLES : Domaines de formation : électronique

CONTACT :
Martine Liénard/ Pierre Laly Tel. : 03 20 33 59 59
Mail : martine.lienard@univ-lille1.fr

REMUNERATION BRUTE : 35k€/an

MODALITES DE CANDIDATURE :
Envoyer un CV détaillé + lettre de motivation à martine.lienard@univ-lille1.fr

Offre d’emploi : Ingénieur de Recherche en Micro-fluidique expérimentale, Instrumentation électronique, et prototypage rapide

Dans le cadre d’un projet de maturation SATT NORD, nous recherchons des candidats pour un poste IR dans le groupe AIMAN-FILMS/(LIA LICS-IEMN). Comme indiqué dans le profil ci-dessous, le candidat devra avoir un très bon niveau de connaissances en micro-fluidique expérimentale, Instrumentation électronique, et prototypage rapide.

 

La SATT Nord (Société d’Accélération du Transfert de Technologie) est une société d’investissement filiale des établissements de recherche et d’enseignements supérieurs des Hauts-de-France et de Champagne-Ardenne. La société a pour mission de faciliter l’exploitation sous forme de licensing ou de création d’entreprises, par les acteurs économiques, des innovations issues des laboratoires de recherche du périmètre considéré.

Dans le cadre de son développement, la société, dont le siège est à Lille, recherche un : Ingénieur en Mécanique des Fluides h/f CDI de Chantier basé à Lille (59)

Mots clés : Mécanique des fluides.

Contexte :
Le projet de maturation d’une durée évaluée à 24 mois porte sur la mise au point d’un design optimal de micro-pompe à membrane par commande électro-magnétique. L’objectif du projet est d’atteindre des caractéristiques techniques pour une application définie en réalisant un prototype avancé satisfaisant les cahiers des charges fonctionnels.
Votre mission :
Sous la direction du responsable scientifique du projet, l’ingénieur(e) sera en charge de réaliser un banc de caractérisation automatisé de micropompes, de les caractériser sur le banc lors d’un plan d’expérience, d’optimiser l’actionnement magnétique, de réaliser des tests de mises en série/parallèle et de produire les rapports de synthèses des résultats.

L’ingénieur(e) sera placé sous l’autorité hiérarchique de la SATT NORD.

Votre profil :
Docteur(e) / Ingénieur(e) en mécanique des fluides avec une expertise en micro-fluidique, prototypage rapide, et instrumentation (acquisition et traitement des données, imagerie optique des écoulements). Votre première expérience professionnelle sera un atout quant à une intégration rapide.

Rémunération : selon profil et expérience

Prise de fonction : Le poste est à pourvoir à Lille à compter du mois septembre 2017.

Contact : M. François CARPENTIER – Responsable Ressources Humaines – francois.carpentier@sattnord.fr Réf : 2017-MICROPOMPE-MECA

Merci d’envoyer vos candidatures à : abdelkrim.talbi@iemn.univ-lille1.fr , philippe.pernod@iemn.univ-lille1.fr, farzam.zoueshtiagh@univ-lille1.fr

Biocapteurs appliqués à la détection phytosanitaire

Wavely, une start-up, née du croisement de la Recherche et de l’Ingénierie, s’installe à l’IEMN

 

Wavely est née du croisement des mondes de la recherche scientifique et de l’ingénierie, avec des innovations développées dans le laboratoire lillois de recherche de l’Institut d’Électronique, de Microélectronique et de Nanotechnologies (IEMN), rattaché au Centre national de la Recherche Scientifique (CNRS), à l’Institut Supérieur de l’Electronique et du Numérique (ISEN), aux Université de Lille et de Valenciennes, et à Centrale Lille.

 

Wavely est une start-up spécialisée dans le traitement du signal sonore et le développement de capteurs acoustiques connectés pour détecter par le bruit des défauts sur des équipements industriels ou des fuites de gaz, ou effectuer un monitoring de l’environnement sonore en milieu urbain. Co-fondée par Alexis Vlandas (IEMN – Groupe BIOMEMS, chargé de recherche CNRS), Nicolas Côté (acousticien, ex-enseignant chercheur ISEN) et Marion Aubert, à la suite du projet de recherche MEDISOV, Wavely participe à un programme de co-maturation associant la SATT Nord et l’IEMN.

Le bruit est omniprésent dans notre quotidien. Il est souvent perçu comme une pollution, en particulier dans nos villes. Il est aussi un formidable outil d’analyse et de prévention pour repérer et comprendre un dysfonctionnement ou une anomalie.

Wavely est une société spécialisée dans l’innovation en matière acoustique, avec le développement de deux produits :

– le développement de capteurs acoustiques intelligents, connectés et autonomes pour identifier un dysfonctionnement en amont d’une panne sur des équipements industriels

– une cartographie prédictive de l’environnement sonore en milieu urbain intégrant l’ensemble des sources de bruit.

www.wavely.fr